Journée Internationale des Droits des Femmes

8Pour la 39eme année, ce 8 mars est la Journée Internationale des Droits des Femmes, sous l'égide de l'ONU. Qu'elle existe encore démontre clairement qu'à l'échelle umondiale, l'égalité entre les sexes reste hélas une utopie ...

ViolencesA travers le monde, nombreux sont les pays et cultures qui encore aujourd'hui limitent voire dénient les droits élémentaires aux femmes simplement parce qu'elles le sont ... des femmes ! Ces atteintes sont diverses et toutes révoltantes : absence de droit individuel comme le droit de vote, dépendance légale et économique au père ou au mari, mariages forcés parfois monayés, mutilations sexuelles rituelles, violences dont certaines institutionalisées comme la lapidation publique, viols systématiques comme acte de guerre en Syrie par exemple, contraintes vestimentaires burqa par exemple, esclavage domestique ou sexuel, et encore très communément asservissement de la femme à l'homme dans la vie quotidienne ...

Des progrès existent, comme la Tunisie qui vient d'inscrire dans sa nouvelle Constitution l'égalité entre les hommes et les femmes, mais ils restent trop rares ! Dans nos pays occidentaux "évolués", les droits des femmes sont moins ouvertement bafoués, mais on constate depuis quelques mois certains retours en arrière préoccupants qui doivent nous inciter à rester en alerte, pour ne pas perdre des droits que nous avons mis des siècles à conquérir.  

Et même chez nous, de nombreuses inégalités persistent, les violences faites aux femmes restent fréquentes : selon les chiffres officiels, en France 201 000 femmes subissent des violences physiques ou sexuelles, parfois les 2, 166 en  minutesmeurent, 1 tous les 3 jours (contre 31 hommes). 83 000 femmes subissent des viols, 1 toutes les 7 minutes (ou tentatives) (source : http://stop-violences-femmes.gouv.fr/Les-chiffres-de-reference-sur-les.html).

Egalite 1Dans la vie professionnelle, là aussi subsistent des inégalités, même si de nouvelles lois favorisent la parité, parfois par des mesures contraignantes. Les salaires féminins restent en moyenne inférieurs de 20 à 25% aux équivalent masculins, les emplois précaires ou temps partiels subis touchent pour 60% des femmes.  

Chez AEV, selon les données du rapport Egalité Professionnel 2012, les écarts notables apparaissent à partir du niveau F, tant en salaire moyen que médian : pour le groupe F, dont + de 73% sont des femmes, le salaire annuel moyen hors ancienneté des femmes est inférieur de 489€ par rapport à la moyenne générale des salaires du groupe, et de 1854€ à la moyenne des salaires masculins du même groupe. Dans le groupe G, consitué pour + de 64% de femmes, le salaire annuel médian hors ancienneté des femmes est inférieur de 219€ par rapport à la moyenne générale des salaires du groupe, mais de 900€ au salaire médian masculin du même groupe. Voilà des éléments factuels que la CFTC met régulièrement en exergue dans les discussions avec la Direction ! Les écarts sont certes bien inférieurs à la moyenne nationale, pour autant ils existent alors même que la population d'AEV est à 80% FEMININE !

Quand on analyse les niveaux "hors grille" (à partir de Band 40),  le constat est là carrément mauvais ! Proportion inverse de représentation 21% de femmes seulement, et salaire moyen féminin annuel hors ancienneté inférieur de 19% !

EgaliteLa CFTC regrette encore une fois que l'Entreprise n'applique pas à l'égalité salariale entre les hommes et les femmes les objectifs ambitieux qu'elle sait si bien imposer aux collaborateurs en terme de productivité ou de csat, ou encore de profitabilité pour les actionnaires. 

La CFTC continuera avec opiniatreté à combattre ces injustices pour réduire et éliminer des écarts inéquitables et ainsi contribuer à l'exemplarité de notre entreprise !

CFTC, notre engagement : Vous Défendre Comme Personne   

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